Retour d’expérience : notre congé maternité chez Issence.

Un congé maternité en 2020, année covid … Timing idéal non ?? ^^

Retour rapide : quelques mois auparavant, Issence vivait, comme beaucoup d’entreprises, sa première crise, avec le début de la crise sanitaire. Passés les premiers jours de stupeur, on s’est vite remises en ordre de marche. Objectif : passer du 100% présentiel à la digitalisation de tous nos évènements et toutes nos formations.

Avance rapide : un an après, nous n’aurions pas imaginé nous porter si bien et entrevoir notre avenir avec espoir et motivation. Comme quoi … Et comme si une pandémie n’était pas suffisante pour faire trembler notre entreprise, on y a ajouté un évènement, bien plus heureux cette fois, une naissance, mais qui reste tout de même un challenge !

Nous sommes les premières à défendre que la naissance et un congé mat’ constituent une superbe opportunité pour une carrière, pour une équipe, pour une entreprise. C’est vrai, il faut cesser de le redouter. Au contraire il est possible de le transformer en atout. (On pense même qu’il faut en prendre soin. Cf Allongement du congé maternité et du congé paternité, mais ça c’est une autre histoire) Pour une jeune entreprise comme la nôtre, qui repose entièrement sur notre force de travail à toutes les deux, ce n’est pas aussi évident. Se couper de la moitié de la force vive de son entreprise pendant plusieurs mois, en pleine crise sanitaire et économique, alors que nous commencions juste à rebondir et à récolter les fruits de notre travail, mmmh … Alors, on retourne notre veste ou on maintient que c’est un atout ?

Planifier avant le départ en congé maternité pour avoir ensuite le luxe de s’écouter

Généralement, il y a trois étapes : la grossesse au travail, le congé maternité avant accouchement, le congé maternité en post partum. Cette fois, par chance, la grossesse n’a pas impacté le travail car tout s’est bien passé ! 100% d’énergie dévolue à l’action en réponse à la crise : s’adapter et digitaliser nos services, créer de nouvelles offres pendant le confinement, préparer l’après. Isma a travaillé jusqu’au dernier jour avec motivation et envie, ce qui a été une chance. La priorité absolue était de partir l’esprit tranquille en ayant préparé au maximum l’après : automatiser nos process, définir un plan d’action clair pour plusieurs mois, simplifier la prospection commerciale et la communication en allant à l’essentiel. Le but était de créer les chaussons fourrés de la gestion à enfiler chaque matin pour travailler … Et au-delà du travail à accomplir, il a fallu déterminer comment on avait envie de les vivre ces mois de congé maternité. Il n’y a eu donc que deux phases, avant et après la naissance. L’avant n’a pas été un sujet, il y a avait de la maîtrise sur le calendrier et la to-do list. Mais ça a été une autre paire de manches pour l’après. Et oui, on peut faire autant de prévisionnels qu’on veut, avec une naissance, on entre dans un monde inconnu. On ne peut prévoir l’état d’esprit d’après : on veut garder contact avec le travail ou pas ? On a l’énergie et le temps pour travailler ou pas ? On a besoin de combien de temps ? Bref autant de questions auxquelles il est impossible de répondre. Ce qui a été facile : se mettre d’accord sur le fait qu’on allait créer un cadre rassurant et souple pour toutes les deux, qu’on discuterait régulièrement et on naviguerait à vue. Chaussons fourrés on a dit.

Accepter de plonger dans un univers d’imprévu et faire taire la volonté de contrôle

Il y a la loterie des bébés, des naissances, du corps humain. Tous les post partum ne se ressemblent pas. Mais tout de même … Un peu loin de notre culture qui veut tout prévoir et objectiver. C’est une période qui par définition nous propulse dans un univers d’imprévu, de corporel et de physiologie, de nature, qui oblige à couper le mental, à reporter les tentations de planifier, à faire taire la volonté de contrôle. Et ça ne fait pas ça qu’à la jeune mère mais aussi à son entourage, forcé de se mettre au pas, à son rythme. Au travail, en tant qu’amies-associées-binômes, on vit donc ça à deux. On découvre ensemble au même moment que le temps espéré est réduit au minimum, qu’il est souvent interrompu, ou au contraire on s’arrête pour saisir un moment inespéré. On aborde tant le pro que le perso. On parle de l’une et de l’autre selon les besoins. On prend l’énergie quand elle vient, comme elle vient.

Spoiler Alert : on n’avait rien prévu de spécial mais on avait quand même notre scénario idéal en tête. Il n’a pas eu lieu. C’était un joyeux bordel. Dont on retient surtout le mot joyeux. La seule chose qu’on a tenue et qui était importante pour toutes les deux : un appel hebdomadaire pour rester en lien, pour que Isma reste au courant de l’actualité de Issence et participe en relisant ou en discutant certains points, pour que Clémence puisse se reposer sur un arbitrage à deux pour les choses importantes, pour que nous ayons toutes les deux du soutien quand c’était nécessaire.

Cet appel hebdomadaire était parfois entrecoupé de pleurs de bébé en pleine têtée, assis sur un carton de déménagement (ah oui, pour pimenter encore les choses, Clémence vivait au même moment son grand retour en France). L’appel était haché en 5 fois pour finir la préparation d’un devis ou le contenu d’une intervention. C’était un plaisir pour toutes les deux. Un moment de gratitude immense pour Isma, reconnaissante à Clémence d’assurer si bien et de piloter le navire en son absence.

Un retour progressif tout en douceur

La reprise a été progressive, avec la possibilité pour Isma de dégager un peu plus de temps en avançant, jusqu’au début de garde. Ce qui sonne la fin du congé maternité et la reprise du cours normal des choses. N’est-ce pas ? Vous vous dites cela ? Mais non. C’est rarement le cas en fait, ça passe seulement inaperçu car notre société et l’entreprise ignorent que la condition de cet apparent retour à la normale, c’est que la jeune maman vive son autre révolution. Celle d’après, encore moins visible. Quel est le prix à payer pour tout gérer ? Accumuler encore plus de fatigue, subir le grand 8 émotionnel, masquer le chantier physique de post-partum, se mettre un peu de côté pour avancer … Tout ça en silence ou en tirant sur la corde. La bonne nouvelle pour nous deux, c’est que nous n’avions pas à le faire. On a donc géré avec un début de garde qui ne s’est certes pas passé comme prévu et qui a nécessité de s’adapter à deux côté pro. On a décidé de reprendre un rythme à deux de façon progressive en se répartissant le travail de manière plus confortable. Concrètement, c’était possible de nous organiser pour éviter le stress de gérer un entretien commercial en visio avec le client ou l’animation d’un atelier alors qu’on peut être appelée à tout moment par la nounou pour venir allaiter en quatrième vitesse. Alors le plan de charge a été progressif, en fonction des contraintes et des possibilités de chacune. Cela n’efface pas le grand 8, le chantier et tout le reste, mais ça rend les choses teeeeellement plus douces !

Un congé maternité c’est un travail d’équipe

La gestion d’un congé maternité au travail, ça ne doit pas être la seule responsabilité de la jeune maman. Et chez Issence, on a eu la possibilité de mettre nos valeurs et nos convictions en application. Cela a été naturel. Cela a été un succès. Un succès pour nous. Car évidemment qu’il n’y pas de recette miracle et unique. On a tricoté notre façon de faire avec patience et bienveillance, avec l’envie de bien faire et de prendre soin de chacune et aussi de notre entreprise. C’est vraiment notre congé mat’, vécu à deux !

Nos convictions autour du congé mat’ elles sont simples :

  • C’est un moment dans la carrière d’une femme qui ne doit pas lui porter préjudice. Pourtant, les discriminations peuvent commencer avant même la grossesse à devoir répondre sur nos projets bébé lors des entretiens d’embauche.
  • C’est un moment exceptionnel dans la vie d’une femme qu’elle doit pouvoir vivre pleinement comme elle le souhaite et à son rythme. A ce moment d’extrême bonheur mais aussi de grande vulnérabilité pour la jeune mère, elle doit pouvoir se sentir protégée et soutenue.
  • On sait que la naissance du premier enfant signe les premiers décrochages entre carrières féminines et masculines. Soutenir la femme ET sa carrière à ce moment-là est primordial si on souhaite lutter contre les inégalités en entreprise.

Découvrir les 5 ingrédients de l’organisation de notre congé maternité chez Issence

Envie d’aller plus loin ? D’ouvrir cette réflexion dans votre entreprise ? D’organiser les congés maternités de vos salariées autrement ? D’accompagner les futures mamans de votre équipe ? Nous sommes à votre disposition pour en discuter et vous présenter nos ateliers et nos accompagnements et la petite dernière de nos offres à découvrir bientôt !

Bien vivre son retour de congé maternité : le guide !

Votre congé maternité tire à sa fin et/ou vous venez de reprendre le travail ? Ce guide est fait pour vous !

Notre objectif : vous donner les bons outils pour naviguer dans ce « 5ème trimestre » pour faire le lien entre la maison et le boulot.

Au programme

  • réintégrer l’entreprise
  • prendre soin de soi
  • trouver un nouvel équilibre

et des ressources à écouter / lire / consulter pour vous accompagner !

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