Votre départ en congé maternité se profile. Ce moment de pause est bienvenu sur le plan physique, physiologique et émotionnel. Ce temps avant-naissance est fait pour vous reposer, vous préparer et vous recentrer sur vous.
Comment préparer son congé maternité pour en profiter pleinement ? Quid du travail ? Couper avec le travail n’est pas facile pour toutes les femmes et ne se vit pas de la même façon : ambivalence, culpabilité de s’arrêter, envie de tout lâcher, crainte de laisser ses projets en suspens, peur de l’avenir et du retour, crainte de l’impact négatif sur sa carrière, perte de motivation …
Partir en congé maternité l’esprit (le plus) tranquille (possible), ça se prépare. On vous propose 5 conseils pour y réfléchir et identifier les actions à mettre en place qui vous ressemblent.
Au sommaire de l’article
- Anticiper son départ
- Ranger, trier et prévenir de son départ
- Revoir son CV
- Organiser un moment de convivialité
- Sanctuariser les premiers jours
Conseil n°1 : Prenez les devants !
L’anticipation, c’est la clé d’un congé maternité réussi.
Quand vous le pouvez, n’hésitez pas à informer votre manager et votre équipe le plus tôt possible. En fonction de la culture de l’entreprise et de vos besoins / envies, vous pouvez choisir d’être proactive dans l’organisation de votre départ. Vous pourrez ainsi préparer sereinement la passation de vos dossiers avec vos collègues, éventuellement former rapidement votre remplaçant.e.
Pouvez-vous bloquer 30-40 minutes dédiées permettant de le préparer concrètement avec les personnes concernées ?
Vous pouvez aussi lister les questions qui vous tracassent pour trouver une solution et les adresser aux bonnes personnes : Est-ce-que je reviendrais au même poste ? A quel moment serais-je tenue au courant ? Qui sera mon interlocuteur pour tel ou tel sujet ? Quel est le process imaginé pour mon / ma remplaçant.e ? Faites vous une note sur le téléphone / une page de cahier / un brouillon de mail perso qui vous permet de les lister au fur et à mesure que ces questions émergent. Cela peut être l’occasion de les adresser d’un coup lors d’un rendez-vous avec votre manager et/ou votre référent RH.
C’est également le moment de discuter avec votre manager et avec votre équipe de vos souhaits concernant les communications professionnelles pendant votre absence. Que souhaitez vous ? Peut-être être tenue au courant pendant votre absence, en étant en copie des mails importants par exemple, de façon à maintenir votre niveau d’information ? Ou bien au contraire, vous préférez déconnecter et prévenir que vous n’êtes là pour personne jusqu’à la préparation du retour. Prenez le temps d’y réfléchir et de le verbaliser. Et rien n’est évidemment gravé dans le marbre, l’important c’est d’ouvrir le dialogue à ce sujet.
Conseil n° 2 : Mettez de l’ordre !
Ranger son bureau, mettre de l’ordre dans ses dossiers, trier et jeter les papiers qui s’entassent, réorganiser l’arborescence de ses fichiers, alléger sa boîte mail, … Toutes ces choses qu’on ne fait jamais parce qu’on est toujours dans le feu de l’action et qu’on aimerait tant déléguer.
Or, comme tous les événements « exceptionnels » de sa carrière, le départ en congé est l’occasion de mettre de l’ordre dans ses affaires et de revoir ses priorités pour partir l’esprit plus léger. Vous ne ferez peut être pas tout, mais ça sera toujours ça de pris !
La matrice urgent/important peut vous aider à mettre de l’ordre dans votre to-do et décider quoi abandonner, déléguer, planifier ou faire en priorité. C’est un outil simple et utile pour arbitrer.

C’est également l’occasion de transmettre à vos collègues et équipe un mémo avec les informations aussi clairement que possible sur les dossiers en cours. Ainsi, pas de mauvaise surprise : vous ne serez pas dérangée en plein congé parce que personne ne retrouve le dossier client Y … État des projets en cours, coordonnées des personnes ressources, …
Rédigez un mail d’absence clair : les personnes à contacter selon les cas de figure et leurs coordonnées, la durée prévue de votre absence, …
Conseil n° 3 : Mettez du cœur dans votre CV
Le congé maternité peut être craint comme une pause professionnelle dommageable pour sa carrière. Prenez le contre-pied et profiter de ce temps loin du rythme quotidien pour prendre un peu de recul et faire le point sur votre carrière.
C’est le moment d’analyser vos réalisations passées, de noter les compétences que vous avez acquises, de vous féliciter pour tous vos succès, d’évaluer ce qui vous plait encore et d’identifier les nouvelles envies qui émergent. Quelle mission vous a marquée ? Pourquoi avez-vous aimé la faire ? Qu’avez-vous appris sur vous ou votre métier ? Aimeriez-vous le refaire ?
Le CV – ou tout autre format qui vous parle davantage – vous donne l’occasion de jeter un œil dans le rétro et d’en tirer l’essence qui va vous booster pour la prochaine étape. Puisez aussi dans vos expériences perso !

La grossesse est pour beaucoup de femmes l’occasion de revisiter certains choix et de réfléchir à de nouveaux projets. Il n’est pas anodin que la période voit naître un projet de formation, une envie de changement de poste, de fonction ou d’entreprise, une idée de nouveau projet à proposer … Y réfléchir et les coucher sur le papier permet de vous apporter de la clarté et d’être à même d’en discuter de façon claire et professionnelle avec votre manager. L’entretien de retour de congé maternité (qui est obligatoire) sert aussi à ça. Préparez-le en fonction de vos priorités et de vos besoins.
Conseil n° 4 : Célébrez ce moment comme bon vous semble !
La naissance d’un enfant, et de façon générale tous les événements heureux de la vie, est une occasion de célébrer ensemble, même au travail. Si l’ambiance au bureau le permet, vous pouvez organiser un petit pot de départ en congé mat, quelques jours avant le jour J. C’est l’occasion de se réunir en équipe sur une tonalité un peu différente. Si cela vous semble étrange dans votre équipe, cela peut être un déjeuner avec les quelques collègues les plus proches ? Ou encore de proposer à votre manager de se voir dans une perspective un peu différente autour d’un café ?
Bref, on vous conseille d’apporter de la convivialité et du plaisir, et de marquer le coup à votre image. Cela permet de diminuer le stress et de partir le cœur plus léger.
Conseil n° 5 : Sanctuarisez les premiers jours
Les transitions ne sont pas toujours simples à vivre. Préparer les premiers jours permet de faciliter les choses, que vous soyez plus que ravie d’enfin vous arrêter ou que vous perceviez ces quelques semaines off avant la naissance avec angoisse. Changer de rythme quotidien n’est pas anodin. Vous pouvez donc, en fonction de vos envies et besoins, et de votre niveau d’énergie, programmer vos premiers jours. Entre le marathon pour finir la to-do et le marathon séries en retard, il y a de nombreuses possibilités. Aucune règle. De quoi avez vous envie/besoin ?
Il peut s’en passer des choses et des imprévus ! Au moins ces premiers jours auront été utiles, pour vous et vous serez d’autant plus en forme pour gérer la suite !
Envie de repos ? Libérer votre agenda des contraintes, réserver une séance de massage, ou prévoyez une balade dans un parc. N’essayez pas à tout prix de caser l’ensemble des tâches domestiques et administratives que vous n’avez pas pu faire les 6 derniers mois. Ou en tout cas, accordez vous peut être une pause !
Si vous avez des aînés, vous pouvez peut être demander aux grands-parents ou aux amis de s’en occuper pendant quelques jours.
Angoissée à l’idée de vous arrêter et de vous retrouver du jour au lendemain seule, sans appels ou mails ? Si, ça arrive… Prévoyez une activité qui recharge vos batteries et qui vous nourrisse.
Et si vous en listiez quelques unes là, comme ça ? Par exemple un déjeuner entre copines, une visite d’expo, un moment pour créer un objet pour bébé, une session bricolage chez vous, un atelier d’écriture ? Faites-vous plaisir !